Chers Lecteurs,
Le temps est venu pour nous de vous souhaiter d’excellentes vacances d’été et de vous fixer rendez-vous en septembre pour notre édition de rentrée.
Merci pour votre fidélité!
L’équipe de Minerve
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Article de Loreline Robbe
(édition princeps ici)
Des expériences menées sur des lapins ont révélé les bénéfices sur le cerveau d’une substance dérivée du curcuma, épice déjà réputée pour ses vertus anti-oxydantes. Baptisée CNB-001, elle protège les cellules cérébrales, contribuant à les régénérer après un accident vasculaire. Lire la suite
Tags:sciences
Article de Raphaël Haas
Exclusivité Minerve
Chaque conviction religieuse possède au moins un forum; pour certaines, il y en a même une pléthore. Après en avoir parcouru quelques-uns, je me suis posé cette question : les forums religieux ont-ils encore de l’intérêt ? Pourquoi ? Lire la suite
Tags:société
Article de Laurent Marcoux
(édition princeps ici)
Comment utiliser le design pour faciliter l’apprentissage à l’école et en entreprise?
J’ai constaté avec peine à quel point les enseignants et responsables des ressources humaines en entreprise n’utilisent pas les stratégies du design pour communiquer adéquatement leurs messages.
Voici donc quelques solutions intéressantes que vous pourrez appliquer concrètement et qui susciteront l’intérêt des apprenants. Lire la suite
Tags:commerce
Article de Didier Moulinier
(édition princeps ici)
On n’en finit jamais avec la mimesis, tellement que le sort d’une poésie “non-mimétique” semble scellé a priori. Mais d’abord, de quoi s’agit-il ? L’art imite la nature, dit Aristote, ce qui d’emblée se comprend de deux façons. D’une part la téchnè mène à son terme (accomplit, perfectionne) ce que la phusis est incapable d’œuvrer pour elle-même. Déjà, ici, une ambiguïté : l’art peut suppléer à la nature (c’est ce qu’entend Aristote et avec lui toute la tradition), mais l’art peut aussi supplanter la nature (c’est ce qu’affirme la modernité). Lire la suite
Tags:Philosophie
Critique de Miss Alfie
(édition princeps ici)
Alors qu’il travaille à l’étranger, George apprend le décès brutal de ses parents, à un jour d’intervalle. Fils unique, il profite de l’occasion pour rentrer en France, prendre sa retraite, et retourner dans sa ville natale régler la succession de ses parents. Jour après jour, il découvre le passé de ses parents, et lève le voile sur un secret lourd à porter, et tente de combler les blancs de son histoire. Lire la suite
Tags:Art et culture
Article de Laurent Marcoux
(éditions princeps ici)
La recherche et développement est idéalement un processus continu en entreprise qui vise à augmenter la performance et la rentabilité de l’entreprise. Pour ce faire, plusieurs techniques sont possibles. Les techniques utilisées en design consistent à une étude de la concurrence et des technologies disponibles ou non sur le marché (veille de la concurrence et veille technologique), une création continue de concepts (innovation continue) et un ensemble de démarches visant à la meilleure utilisation des ressources par l’augmentation de la performance générale des systèmes en place dans l’entreprise (design thinking). Le designer joue aussi le rôle de celui qui fait évoluer les mentalités au sein de l’entreprise en découvrant de nouvelles manières de faire les choses (créateur d’idées ou idéateur).
Pour mieux comprendre l’impact de la R&D, voici un schéma réalisé par Cognifistech :
On en comprend que la recherche et développement est une activité qui s’intéresse à ces sujets :
Ainsi, on en vient à ce que l’entreprise investisse dans ces activités :
Ces activités favorisent l’accroissement de la productivité, qui elle entraîne une augmentation de la qualité de vie au sein de l’entreprise de même que dans la communauté.
Ainsi, la recherche et développement réalisée en collaboration avec le designer a un impact sur l’entreprise, les employés et l’environnement général de l’entreprise.
Tags:commerce
Article de Miss Alfie
(édition princeps ici)

Lorsque l’homme de confiance de son père l’appelle pour lui faire part d’une découverte étonnante dans un appartement construit par la société familiale, Etan Muller, galeriste à New York, est loin d’imaginer trouver une oeuvre d’art étonnantes : des milliers de feuilles à assembler pour découvrir la carte d’un monde imaginaire… Et au milieu de cette carte, cinq portraits d’enfants. Lorsque la presse s’empare de la découverte, un flic à la retraite contacte Etan : les portraits qu’il a trouvé sont ceux d’enfants tués dont on n’a jamais retrouvé le meurtrier. Commence pour Etan une enquête loin de son monde habituel.
Lorsqu’on a attendu près d’un an pour lire un bouquin, quand on l’ouvre enfin, on sait pertinemment que la découverte peut s’avérer tout aussi fantastique que décevante… Et parfois même d’autant plus décevante qu’on aura lu sur le web pendant cette année d’attente moult avis enthousiasmés. Il convient alors dans ce cas de rester neutre, de raison garder, et d’ouvrir le livre en tentant d’oublier tout ce qu’on a lu de fantastique et de grandiose sur ce roman.
C’est ce que j’ai tenté de faire en ouvrant Les visages, premier roman traduit en français de Jesse Kellerman, lui même fils de Faye et Jonathan Kellerman, écrivains de romans policiers. Mais Dieu que c’est difficile de faire abstraction de toutes les remarques que l’on a pu lire, de ces points que certains soulignent comme des défauts quand les autres les considèrent comme l’atout majeur du livre ! Mais bon, je dois dire que je n’étais pas mécontente de savoir à l’avance qu’il ne fallait pas que je m’attende à un thriller où les rebondissements s’enchaineraient et où les meurtres seraient uniquement au centre de l’affaire.
Avec ce roman, Jesse Kellerman nous entraîne dans les pas d’une jeune galeriste new-yorkais, issu d’une famille richissime, dont nous découvrirons d’aileurs l’histoire au fur et à mesure de chapitres “Interlude” au cours desquels nous quitterons Etan et la narration à la première personne pour découvrir le fondateur de la famille et ses descendants. Grâce à Etan, Jesse Kellerman nous introduit au coeur du monde de l’art, nous faisant côtoyer quelques richissimes collectionneurs aux goûts aussi démesurés que le nombre de zéros des chèques qu’ils signent pour acquérir la dernière oeuvre à la mode. Car autant vous le dire, Les visages est un roman auquel il reste difficile d’attribuer uniquement le qualificatif de thriller…
Dans un thriller, dans un roman policier, certes il y a des morts, des tueurs et des enquêteurs, mais il y a aussi du suspense, de l’attente, des rebondissements et des course-poursuites… Enfin, dans les polars que j’aime en tout cas ! Bon, parfois il y a un Hercule Poirot ou une Miss Marple, et point de fusillades ou de sirènes hurlantes, et ça reste un roman policier… Mais quand même, là encore, les morts ou les disparus sont le centre essentiel de l’intrigue. Les visages se démarque en cela qu’on va chercher avec Etan à découvrir qui est le meurtrier de ces enfants, mais on va aussi chercher à retrouver l’auteur des dessins, quitte à ce que ce soit le même homme, quand on ne sera pas en train de découvrir l’histoire de la famille d’Etan. En ça, j’ai presque envie de dire qu’il s’agit d’un roman que je conseillerai bien à vous, lecteurs que les polars n’intéressent pas trop, qui sont vite largués dans ces bains d’hémoglobine, et qui apprécient la lenteur contemplative de certains auteurs contemporains.
Récompensé par le Grand Prix des lectrices de Elle en 2010, Les visages mérite largement sa récompense grâce à l’originalité de son histoire et du traitement de l’intrigue, nous offrant un récit familial passionnant.
Une petite immersion au milieu des pages ?
“Nous n’avons chacun qu’une histoire à raconter et nous devons le faire comme ça nous vient naturellement. Je ne porte pas de flingue ; je ne suis pas coutumier des bagarres ou des courses-poursuites en voiture. Tout ce que je peux faire, c’est dire la vérité, et, en vérité, je suis peut-être bien un sale con prétentieux. Peu importe. Je n’en mourrai pas.” (p. 12)
“Je voulais bien concéder à Marilyn son objection fondamentale : l’art de Victor Cracke n’entrait dans aucune catégorie claire, ce qui rendait d’autant plus cruciale ma responsabilité dans son succès.. Ou son échec. Le talent et la créativité d’un galeriste résident en partie dans sa capacité à entourer une oeuvre du contexte approprié. Les gens aiment pouvoir parler de leurs acquisitions à leurs amis, avoir l’air de s’y connaître. Ainsi peuvent-ils se justifier d’avoir claqué un demi-million de dollars pour un gribouillage et des bouts de ficelle.” (p. 71)
“Je sais que c’est cliché de fuir les personnes qui vous aiment, et tout aussi cliché de vouloir ce que vous ne pouvez pas avoir, mais pour moi ces réactions étaient parfaitement inédites. Je n’avais jamais eu envie de fuir Marilyn. Pourquoi l’aurais-je fait ? Elle me laissait toute la latitude dont un homme peut rêver. Seules ses récentes démonstrations d’affection m’avaient oppressé. Et je n’avais jamais non plus désiré une femme inaccessible, principalement parce que aucune femme n’avait jamais été inaccessible pour moi, en tout cas pas vraiment.” (p. 248)
A lire aussi :
Impossible de vous lister tous les avis, sinon on y passe le mois, mais allez malgré tout lire l’avis très intéressant d’Amanda Meyre qui conclut sur le fait qu’il s’agit d’“Un bon roman, servi par une intrigue particulièrement captivante et une plume saisissante qui maintient le lecteur en haleine.”
Ys résume assez bien l’idée du livre : “Au final, l’important n’est plus qui a tué les enfants, même si on finit par avoir la réponse, mais bien comment cette famille s’est construite et combien il y a de squelettes dans le placard. Et c’est tout à fait passionnant.”
Notons quand même un avis moins enthousiaste avec Audrey qui a lu “500 pages lentes, monotones, aux descriptions certes chirurgicales et réalistes mais absolument pas génératrices d’émotions, quelles qu’elles soient.”
Enfin, pour d’autres avis, rendez-vous chez Bob !
Tags:Art et culture
Article d’Emmanuel Thomas
(édition princeps sur CritiquesLibres)
Une nation, un beat, un groove
Décidément, on fait les choses bien aux éditions Allia. Un nouveau texte de référence vient enrichir une collection déjà bien étoffée : Machine Soul, un article, que dis-je, un manifeste, de John Savage paru durant l’été 1993 dans The Village Voice. On lui doit également un des bouquins de référence sur le punk : England’s Dreaming (que vous trouverez chez Allia également et que je lirai un jour).
Bon, va falloir ouvrir les yeux pour tomber dessus parce que livre ne compte que 58 pages dans un format pour le moins surprenant : tout petit, idéal pour glisser dans une poche.
Le contenu, par contre, c’est du concentré d’histoire ! Imaginez l’essentiel du mouvement techno, au sens large, résumé, exprimé, pensé en 58 pages ! C’est la porte d’entrée parfaite pour d’autres ouvrages, plus complets, comme Modulations, toujours chez Allia, chroniqué ici par mes soins ou les deux volumes du Chant de la machine, magnifiques BD chroniquées ici par moi de nouveau. Parfois, il faut savoir se la raconter un peu !
John Savage replace le mouvement techno dans son contexte historique, culturel et sociologique sans jamais être ennuyeux ni prétentieux. Mais là n’est pas le centre du texte. Il s’agit, comme le titre laisse à le penser, de mettre en avant l’âme qui anime cette musique électronique faite sans instruments traditionnels le plus souvent, cette musique du futur, comme on la considère souvent et qui, à son meilleur, ne ressemble en rien au boum boum décérébrant auquel on l’associe régulièrement et souvent à raison d’ailleurs.
Cela risque d’en surprendre beaucoup, moi le premier, mais la techno est héritière des câbles, ordinateurs, synthétiseurs de la musique psychédélique des années 70. Je sais, dit comme ça, c’est bizarre mais la techno et les grands-messes psychés du Grateful Dead, du Jefferson Airplane, de Hendrix et autres accros aux solos sans fins joyeusement fracassés contre un mur d’amplis Marshall, souvent en plein trip acides, il faut le dire, ont le même but : la transe.
Le terme transe doit être pris ici au sens strict et ne se rattache pas au sous-mouvement techno du même nom : songe, extase, sens qu’il possède déjà au Moyen-âge auxquels il faut ajouter le sens plus moderne en français (1891) de sommeil magnétique ou hypnotique qui vient de l’anglais trance, lui-même remontant à l’ancien français transe désignant donc l’extase. Intéressante boucle sémantique qui n’est pas sans rappeler les boucles utilisées en techno justement dans le dessein d’atteindre la transe.
Si l’on en croit Jean-Pierre Pernaud, les rassemblements techno, quel que soit le nom qu’on leur donne, ne sont qu’une sorte de congrès de jeune drogués désarticulés venant s’abrutir au son d’un bruit répétitif assourdissant. Il faut bien l’avouer, les tefeurs ne sont pas des John Travolta dans l’âme et ils ont malheureusement l’air franchement idiots à essayer de suivre le rythme d’une musique beaucoup trop rapide pour eux. Mais, ai-je l’air plus intelligent quand je secoue la tête de haut en bas en écoutant Metallica ?
La différence principale entre la transe rock et la transe techno est que dans le premier cas, on a l’impression que tout le monde s’accorde au même rythme et dans le second, chacun cherche son rythme personnel même au milieu d’une grande foule.
Toutes les sociétés connaissent leur propre expérience de la transe : cérémonies religieuses, célébrations diverses, amérindiennes ou celtes, voyages astraux, défonce psychédéliques, tests scientifiques, etc. … Prenons un exemple plus concret. Posez-vous dans un train, fermez les yeux et concentrez-vous sur le bruit particulier des roues du train. C’est une boucle rythmique familière, anodine et pourtant hypnotique.
Bref, la transe est le but ultime de la techno mais pas seulement. Toute musique possède une capacité à provoquer une forme plus ou moins forte de transe. Se pose alors la question : jusqu’où ira la techno, quelle voie prendra-t-elle ? Cette expression musicale est la seule dont l’avenir est lié absolument au progrès technique ; c’est l’enfant de l’industrialisation des sociétés. Pour trois euros, 3 euros !!, vous n’aurez pas la réponse mais peut-être, comme moi, ré-écouterez-vous d’une autre oreille les morceaux technoïdes qui ont envahi les ondes dès la deuxième moitié des années 80. J’en ai trouvé plein sur le Net que j’ai détesté à l’époque. Mais les temps changent…
Tags:Art et culture
Article de Laurent Chambon
(édition princeps sur Minorités)
Ces dernières semaines, plusieurs chefs d’État européens ont déclaré, les uns à la suite des autres, que la « société multiculturelle » avait échoué. Les Anglais ont commencé, suivi par les Allemands. Maintenant que notre très cher Président a décidé de suivre cette étrange mode, je pense qu’il est temps de mettre les choses au point. Lire la suite
Tags:émigration, Minorités, Pays-Bas, Politique, société